Présentation

11 décembre 2008

Bonjour à tous.

Je me présente : Hubert Camus.

Ancien élève de section Littéraire au lycée Turgot à Paris et désormais étudiant en Lettres Modernes à Paris III Sorbonne Nouvelle, j’ai décidé d’ouvrir ce blog pour y parler un peu de tout : des films que j’ai vus, des livres que j’ai lus, de politique, du monde, de ce qui se passe autour de nous, de ma ville, de mon point de vue sur différentes choses…
Pour expliquer un peu qui je suis, voilà quelques notes : j’envisage le métier d’écrivain. J’ai déjà un certain nombre de nouvelles et poèmes à mon actif. Je rédige actuellement mon premier roman. Mes passions sont la littérature, le cinéma (je fais également des courts métrages) et la photographie. Les thèmes qui m’intéressent dans la littérature sont l’absurdité du monde, la bassesse de l’homme et le féminisme. Vous retrouverez de tout cela dans mes différents articles. Si vous voulez plus de précisions ou de plus amples renseignements, n’hésitez pas.

J’espère créer un lieu convivial où vous vous plairez à revenir. Je vous invite à donner votre avis dans les commentaires, ou par courriel.

A très bientôt dans mes futurs articles,

Hubert

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Note légale : tout le contenu publié sur ce blog est protégé par la propriété intellectuelle. Toute copie, même partielle, pour tout usage sans mon autorisation est tout à fait interdite.
Pour me contacter : hubertcamus(at)gmail.com


12 décembre 2009

Cela n’était pas officiel, mais vous deviez vous en douter avec cette absence de nouveauté : j’arrête ce blog pour certaines raisons, quoiqu’il ait commencé à se faire connaître.

Si certains voulaient garder contact ou en créer un, laissez un commentaire ou encoyez-moi un courriel. Mon adresse est comme celle de ce blog (mon prénom et mon nom), suivie de l’extension @gmail.com

A bientôt


Lettre à M. Mitterand

31 octobre 2009

Être écrivain et pouvoir continuer à l’être.

Lettre à Monsieur Mitterand : “Ecrivain, n’est-ce pas un métier ?”

“Et ceux qui l’exercent ne devraient-ils pas pouvoir en vivre ?”, se demandent les trois auteurs de ce texte, tous trois écrivains : Xavier Houssin, Renaud Meyer, Laurence Tardieu. L’exception culturelle française doit aussi se traduire par la possibilité pour les écrivains de vivre de leur activité.

Depuis combien de temps, monsieur le Ministre, parle-t-on de notre statut ? Un problème rebattu, penseront certains. Hélas, surtout peu débattu…
La mise en place de la mission « Création et Internet » nous apparaît l’occasion de rouvrir le débat avec vous. Nous avons besoin de vous, monsieur le Ministre. Pour vivre.

La plupart des acteurs du monde artistique sont représentés par des instances corporatives et bénéficient d’un statut social protecteur. C’est le cas des professionnels de la télévision, du cinéma, du théâtre et de la danse. Le créateur d’une œuvre audiovisuelle perçoit une rémunération en sa qualité d’auteur et un salaire pour son travail technique durant le tournage et sa préparation. Lorsqu’il ne travaille pas, il est pris en charge par l’assurance chômage. Un acteur de cinéma touche un salaire, peut percevoir des indemnités de chômage et reçoit une rémunération supplémentaire si le film dans lequel il a joué est diffusé à la télévision. Les écrivains mettent un, deux ans, ou plus, pour écrire un livre. Les moins mal lotis perçoivent une avance sur leurs droits d’auteur qui, la plupart du temps, se situe aux alentours de 1 500 € et touchent de 5 à 15 % des ventes une fois cet à-valoir remboursé à l’éditeur. L’absence de statut social protecteur et la précarité financière qui en découle génèrent la multiplication des petits boulots de l’écrit, allant de la pige à la rédaction publicitaire, qui diluent l’œuvre dans la grande marmite des occupations économiquement nécessaires.


Retrouvez ce texte en intégralité sur Marianne2.fr (lien direct) et discutons-en ici-même. Qu’en pensez-vous ?

Pour ma part, j’avoue ne pas savoir tout à fait que penser ; il y a du vrai dans cette proposition mais je ne suis pas non plus d’accord avec vous. J’attends vos réactions !


Retour à “la source”

28 septembre 2009

Voilà un petit texte que je viens de composer. Je voulais le présenter comme une nouvelle-réalité, et laisser à chacun deviner ce qui a été vécu et ce qui relève de la fiction, sans cacher que je me base majoritairement sur du vécu, mais sans oublier que ceci n’est pas un “blog personnel” où je dois “raconter ma vie”. Quoi qu’il en soit, inutile d’en dire plus, et je laisse à ceux qui en ont le courage le soin de lire ces quelques phrases, qu’elles soient réalité ou fiction.

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Aujourd’hui, je suis allé à mon lycée.
Pour être plus exact, je devrais dire : mon ancien lycée. Celui dans lequel j’ai passé trois ans : de la Seconde à la Terminale, de mes 16 à mes 19 ans, où j’étais encore l’an dernier et où je ne suis plus cette année, ayant obtenu mon baccalauréat.
Aujourd’hui, il a fait très beau. Ce matin j’étais à la fac pour une inscription, puis je suis rentré déjeuner. Ceci fait, je me suis un peu reposé, ai joué quelques notes de musique –pardon à mes voisins !– et voyant le ciel bleu et le soleil luire, je me suis dit qu’il me fallait en profiter. J’ai donc mis deux livres, mon carnet, un stylo et mes clés dans ma sacoche que j’utilise comme un sac à main et suis allé au jardin, celui en face de la Mairie du troisième arrondissement. Par chance –après tout, nous sommes en semaine– il restait un banc de libre, que j’ai occupé. J’ai sorti mes affaires et téléphoné à celle que j’aime. Quand nous avons raccroché, j’ai pris Bérénice que j’aime et admire tant et j’en ai lu un passage, pendant une petite heure, profitant du soleil sur mon visage et mes bras. Beaucoup de gens sont passés ; je les ai à peine regardés. Le seul « événement » était qu’un homme, je dirais de vingt-cinq, trente ans, s’est installé sur un banc en face de moi et a encore plus profité du soleil : il a ôté sa chemise, exposé son corps musclé et brillant aux passants honnêtes et à l’astre. Son physique lui permettait d’assumer son exposition.
Il était environ quatre heures moins le quart quand j’ai décidé d’aller à mon lycée, qui se trouve à proximité. J’ai donc remballé mes affaires, traversé le jardin puis la rue, emprunté une ruelle et enfin traversé la rue de Turbigo pour me trouver face à « mon » lycée que j’aimais tant. Je voulais revoir les lieux, et éventuellement des professeurs qui ont marqué ces trois années. Devant la porte, le rythme de mon cœur s’est accéléré. Non parce que j’y étais, je ne suis pas sensible à ce point, mais parce que je craignais de ne pouvoir entrer. En effet, pour pouvoir accéder aux locaux, en plus d’arriver à l’heure exacte pour trouver la porte ouverte, il faut présenter patte blanche et carte de lycéen. Cela est bien car évite l’entrée d’hôtes indésirables, mais cela a failli me bloquer tristement à l’extérieur. Je suis entré comme les autres, aussi naturellement que si j’allais en cours (mon sac a pu les tromper), et personne ne m’a demandé quoi que ce soit. Heureusement, car je connais mal le surveillant qui était alors à l’entrée. Si ç’avait été quelqu’un d’autre, l’entrée aurait pu être plus facile. Vouloir entrer en disant « j’étais là avant, je veux revoir des gens » sans même savoir qui sera là n’est pas forcément plus facile. Mais on ne m’a rien demandé, alors j’ai avancé. J’étais dans la place.
Mais maintenant, où aller ? Comment faire pour retrouver des professeurs ? L’architecture du lycée est singulière, et je ne sais pas si j’arriverai à l’expliquer –c’est là le charme des vieux immeubles. En entrant, on passe par une sorte de sas puis accède à la cour ; c’est là que débouchent les escaliers. Il existe un inter-étage, une mezzanine qui domine la cour et qui est à proximité à la fois de la salle des professeurs et du CDI. C’est là que je me suis posté. J’ai ainsi pu observer les hordes lycéennes sortir heureuses mais harassées de leur journée et quelques enseignants passer, mais aucun de ma connaissance. Personne non plus aux alentours de la-salle-interdite-aux-élèves. J’ai attendu quelques minutes quand, ô joie !, j’ai vu au fond du couloir mon professeur de cinéma de l’an dernier, à qui je dois bien des doux souvenirs. Mais le sujet n’est pas là, et je n’en veux pas parler ici. Je me suis approché d’elle, et tous deux souriions. Revoir un professeur hors période scolaire, et a fortiori quand on ne l’a plus, fait souvent plaisir aux deux parties. Nous avons discuté d’elle et de moi, dans une très bonne entente. Presque comme à un copain que l’on n’aurait pas vu depuis un certain temps, c’est-à-dire joyeusement mais sans trop d’intimité non plus. Après quelques minutes, nous nous sommes séparés. Pensant ne plus voir de professeur sortir de sa salle et se ruer en salle des profs, j’ai décidé d’aller au CDI. Quel plaisir m’y attendait encore ! Je n’appréciais qu’une des quatre ou cinq documentalistes, qui travaillent à temps partiel, et le hasard a fait qu’elle était là. Nous nous sommes fait la bise, et avons non moins joyeusement parlé de ma rentrée, des études, de nos vacances, du projet de reconduire le concours de nouvelles du lycée l’an prochain…
Je me sentais bien. Mais je suis parti : elle a du travail, et je n’allais pas non plus m’installer. Avant de partir, je suis allé voir M. …, qui s’occupe entre autres du nouveau site Internet. Je lui ai demandé où ça en était, et s’il avait besoin d’aide. Alors que nous ne nous connaissions finalement quasiment pas, il m’a souhaité bonne chance pour les études, et surtout pour le métier que je veux faire. Je ne me souvenais pas lui en avoir parlé, et cela m’a touché.
Avant de sortir du lycée, j’ai voulu faire un tour. J’ai commencé par monter les trois étages qui me séparaient du quatrième : c’est en effet en salle 404 que nous étaient dispensés nos cours de Philosophie. J’espérais pouvoir apercevoir le visage de mon ancien professeur, mais la salle était désespérément vide. Je suis donc redescendu. En chemin, j’ai remarqué que la peinture avait été refaite. Les murs sont beaucoup plus propres, beaucoup plus beaux. Le lycée est bien plus agréable. Dans le dédale labyrinthique pour un inconnu que je connais aussi bien que chez moi, j’ai contemplé les couloirs vides et silencieux. J’ai reconnu une porte, des marches qui m’ont essoufflé, des trajets parcourus des centaines de fois. Je me sentais chez moi. Un chez moi qui accueille mil six cent personnes le jour et quelques unes seulement le soir et la nuit. En partant, j’ai poussé la porte de l’escalier menant à la cour comme je l’ai fait des centaines de fois. Ce lycée n’est pas un simple lycée, n’est pas qu’un lycée. Il est le lycée où nous avons été, moi et tant d’autres. Le lycée qui a vu grandir des générations, qui a connu des heures sombres et des joyeuses. Il est le lieu où je voudrais revenir plus souvent qu’anecdotiquement ou pour une demie heure. C’est cela aussi, grandir : quitter ce –ceux– que l’on aime, même si ça fait mal. Le mal, je l’ai ressenti en juin dernier, en repensant à tout ce que j’ai vécu, à ce qui était derrière moi. C’était une fin d’année ; nous sommes maintenant en début d’année, et ce n’est pas le temps de penser au passé mais à l’à-venir.
Je n’ai pas un tempérament mélancolique exacerbé. Je suis reparti. Mais ce que je sais, c’est que je reviendrai, parce qu’il y a là-bas, dans une certaine mesure, des gens que j’aime et qui m’aiment. Parce que c’est là que je suis devenu ce que –celui que– je suis aujourd’hui, plus qu’on ne pourrait le croire. Parce que, somme toute, j’aime mon lycée.


Citation de la semaine_13

17 septembre 2009

“La Terre n’est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n’oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d’ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c’est-à-dire environ deux milliards de grandes personnes.”

Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, chapitre XVI


Les Chiennes de Garde, le Collectif féministe contre le viol et moi-même soutenons Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes

26 juillet 2009

Samedi 4 juillet 2009, Ségolène Royal déclare à la presse : « En tant que femme et présidente de la région Poitou-Charentes, je n’ai absolument pas envie de sponsoriser sur mon territoire une personne qui vante les violences faites aux femmes (…) Même si je n’ai pas à me mêler des choix artistiques, j’assume, et je me réjouis qu’[OrelSan] ne chante pas ses paroles de haine et de meurtre aux Francofolies ».

Je vous invite à lire la suite de cet article très intéressant concernant l’annulation du spectacle d’OrelSan aux Francofolies sur Sisyphe.org, en cliquant ici (la page s’ouvre dans une nouvelle fenêtre).

Mon soutien à Ségolène Royal dans cette polémique est apolitique, et uniquement féministe. Ce qui ne m’empêche pas de la soutenir ouvertement et publiquement.

Bonne lecture sur Sisyphe. Si ce n’est pas déjà fait, fouillez dans leur site, vous y découvrirez beaucoup d’articles intéressants.



Citation de la semaine_11

24 juillet 2009

Voilà ce qui sera sans doute la dernière citation de la semaine avant longtemps, et peut-être même le dernier article avant non moins longtemps. C’est en effet mardi prochain que je pars en vacances, direction l’Inde.

Je vous ai volontairement choisi une citation qui m’intéresse énormément et qui ouvre à la réflexion. Nous devons cette maxime à Jean-Jacques Rousseau. Vous pouvez la retrouver dans ses Lettres. Juste quelques mots, avant de vous laisser à ceux de Rousseau : veuillez pardonner l’absence actuelle de billets, mais il se trouve que je suis paradoxalement plus occupé (plus intéressé, peut-être) que pendant la période scolaire. Je ne me laisse pourtant pas aller : j’ai tourné quelques courts métrages, je rattrape mon retard en lecture et j’écris un petit peu. Je tiens également à signaler ma fierté : j’ai terminé il y a quelques jours l’écriture d’une pièce de théâtre, partant du mythe de Pygmalion en ne sachant que cela : sculpteur, il tomba amoureux d’une de ses statues et obtint d’eux qu’ils lui donnent vie. Peut-être publierai-je ici-même quelques extraits ? C’est à voir. Je tourne et retourne également dans ma tête plusieurs idées d’articles et nouvelles. Mais cessons là les divertissements. Je souhaite à tous ceux qui en prennent de bonnes vacances. Si vous partez, j’espère que vous découvrirez de belles choses et si vous restez chez vous, essayez d’observer ce qui vous entoure différemment. En changeant de point de vue, on ne voit pas les mêmes choses.

Voilà la citation :

Il vaut toujours mieux trouver de soi-même les choses qu’on trouverait dans les livres.


Citation de la semaine_10

18 juillet 2009

Si tu vis dans l’ombre, tu n’approcheras jamais le soleil.
Jacques Mesrine, L’Instinct de mort


Citation de la semaine_9

9 juillet 2009

C’est cela l’amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour.
Albert Camus, Les Justes


Mot du premier juillet

1 juillet 2009

Bonjour à toutes et à tous !

Un petit mot rapide pour vous dire où j’en suis par rapport à ce blog. Je ne le laisse pas tomber, loin s’en faut. Néanmoins, les articles se font rares. Pourquoi ? Moi qui croyais avoir beaucoup de temps à moi le bac passé (on attend toujours les résultats avec impatience), il s’avère que c’est presque le contraire. En effet, j’en profite pour lire autant que possible (car il n’est pas facile d’en trouver le temps en Terminale Littéraire, malheureusement) et je sors pour profiter de la canicule. Comme je le disais dans mon article de présentation, je fais des courts métrages et ai plusieurs tournages de prévus ce mois-ci, dont un film que je vais réaliser ; en parallèle à cela je continue d’écrire des nouvelles et travaille toujours sur mon roman.

Mais le sujet de départ était mon blog, je ne l’oublie pas. Je peux déjà vous prévenir que vous n’aurez pas beaucoup de nouvelles avant fin août, voire début septembre. En effet, avec l’association BNKids je pars en Inde. Je compte bien rentrer avec des images (photographiées ou filmées) et des mots plein la tête ; vous devriez en profiter. Entre deux, je vais visiter Nevers une journée. J’aurai certainement quelques photos à mon retour.

On peut s’étonner de ne rien voir à propos de l’Iran, surtout. Ce n’est pas que je n’aie rien à dire ou que je n’y pense rien, au contraire ; c’est que c’est un sujet extrêmement important et j’ai peur de mal dire ou me tromper. J’ai néanmoins écrit un petit billet, je ne sais pas encore si je vais le publier.

L’actualité est en ce moment forte et il y a bien à dire. Mon blog retrouvera bientôt son esprit originel, qui était de partager mon avis sur celle-là. Pour l’heure, le temps me manque.

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De plus, je viens de découvrir Twitter. Pour ceux qui voudraient me suivre, c’est simplement http://twitter.com/hubertcamus

Merci pour vos visites et vos commentaires.

La suite arrive !


Citation de la semaine_8

27 juin 2009

L’écriture est le seul espace de liberté absolue.
Nicolas Fargues, Extrait d’une interview dans Les Inrockuptibles – 22 janvier 2008


Sujet du bac anglais LV1 TL métropolitains session juin 2009

23 juin 2009

Bac L 2009 anglais LV1

SUJET :

Salim comes running through the door and collapses face down on the bed.
I am alarmed. “Salim! … Salim !” l shout. “What’s happened to you? How come you are back so early?” I turn him on his back. He is laughing.
“The most amazing thing has happened today. This is the happiest day of my life,” he declares.
“What is it? Have you won the lottery?”
“No. Something even better than winning the lottery. I have seen Armaan Ali.”
Bit by breathless bit, the whole story comes out. How Salim caught a glimpse of Armaan Ali while doing his daily round in Ghatkopar. The star was alighting from his. Mercedes-Benz to enter a five-star hotel. Salim was travelling on a bus to deliver his last tiffin’ box to a customer. The moment he spotted Armaan, he jumped down from the speeding vehicle, narrowly missing being run down by a car, and ran toward the actor, who was passing through the hotel’s revolving door. He was stopped by the tall, strapping uniformed guard and prevented from entering the hotel. “Armaan!” Salim called, trying desperately to catch the star’s attention. Armaan heard the cry,
stopped in his tracks, and turned around. His eyes made contact with Salim’s. He gave a faint smile, a barely perceptible nod of acknowledgement, and continued walking into the lobby. Salim forgot all about the tiffin and came racing home to give me the news of his dream having come true. A customer of Gawli Tiffin Carriers went hungry that afternoon.
“Does Armaan look different from the way he appears onscreen?” I ask.
“No. He is even better in real life,” says Salim. “He is taller and more handsome. My
ambition in life is to shake his hand, at least once. I probably won’t wash it for a month after that.”
I reflect on how good it is to have simple, uncomplicated ambitions. Like shaking a film star’s hand. [...]
“Your ambition is to shake Armaan’s hand,” I say to Salim. “But what do you think is
Armaan’s ambition in life? He seems to have it all – face, fame, and fortune.”
“You are wrong,” Salim replies solemnly. “He does not have Urvashi.”
The papers are full of the Armaan-Urvashi breakup, after a whirlwind romance lasting nine months. There is speculation that Armaan is completely heartbroken. That he has stopped eating and drinking. That he might be suicidal. Urvashi Randhawa has returned to her modelling career.
I see Salim crying. His eyes are red and wet with tears. He has not eaten all day. The heart-shaped glass frame containing a picture of Armaan and Urvashi, on which he had spent almost half his meager salary, lies on the ground, shattered into a hundred pieces.
“Look, Salim, you are being childish. There is nothing you can do about it,” I tell him.
“lf only I could meet Armaan. I want to comfod him. To hold his hand and let him cry on my shoulder. They say crying makes the heart lighter.”
“And what good will that do? Urvashiwill not come back to Armaan.”
Suddenly Salim looks up. “Do you think I could speak to her? Maybe I could persuade her
to come back to Armaan. Tell her that it was all a mistake. Tell her how sad and contrite he is.”
I shake my head. I don’t want Salim trampling all over Mumbai2 looking for Urvashi
Randhawa. “lt’s not a good idea to poke your nose into other people’s affairs, or make other
people’s troubles your own, Salim. Armaan Ali is a mature man. He will deal with his troubles in his own way.”
“At least I will send him a gift,” says Salim.
He goes and buys a large bottle of Fevicol glue and sets about sticking the shattered pieces of the head-shaped frame back together again. lt takes him a week, but finally the heart is whole, a grid of crisscrossing black streaks the only reminder of the fault lines on which it broke.
“l will now send it to Armaan,” he says. “lt is a symbol that even a broken heart can be put together again.”
“With Fevicol?” I ask.
“No. With love and care.”
Salim wraps it up in cloth and sends it to Armaan Ali’s home address.
I don’t know whether it reached Armaan or not. Whether it was broken by the postal
department, smashed by the security guards, or trashed by Armaan’s secretary. The important thing is that Salim believes it reached his hero and helped to heal his wound.
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Vikas Swarup, Q & A, 2006
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COMPRÉHENSION – EXPRESSION
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Vous traiterez les quesfions dans I’ordre, en indiquant clairement leur numéro sur votre copie.
Lorsque la réponse doit être développée, le nombre de mots ou d’éléments de réponse est indiqué dans la question.
En l’absence d’indications, vous répondrez brièvement à la question posée.
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1. a) There are four main characters in this passage: the narrator, Salim, Armaan Ali and Urvashi Randhawa. Say whether they are present or only mentioned.
b) What are Salim’s, Armaan Ali’s and Urvashi Randhawa’s jobs?
c) What is Armaan Ali to Salim?
2. a) “The most amazing thing has happened today.” (line 4)
What does Salim refer to?
b) What happened on that day was more important than his life and his job. Find two quotations justifying this statement.
3. What elements in Salim’s and Armaan’s lives show that they belong to two separate worlds?
Use you own words. (30 / 40 words)
4. a) According to the narrator, Armaan “seems to have it all – face, fame and fortune.” (line 25)
What event in Armaan’s life makes Salim think differently?
b) Quote the line showing how that event affects Salim.
5. a) What two things does Salim first consider doing for Armaan Ali? (20 / 30 words)
b) What does the narrator think of Salim’s plans? What argument does he give to him? Use your own words.
6. Salim eventually sends Armaan a frame. In your own words, tell the ’story’ of this frame. What does that story reveal about Salim’s vision of Armaan and Urvashi’s relationship? (40 / 50 words)
7. a) Read the whole text again and describe Salim’s personality.
b) Focus on the narrator. Describe and analyse his attitude towards Salim and his passion.
(3 elements – 40 / 50 words)
8. Choose one of the following subjects.
(250 words approximately. Write down the number of words.)
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Subject 1
“The papers are full of the Armaan-Urvashi breakup”. You are a journalist working for a tabloid.
Write the article.
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Subject 2
More and more blogs on the lnternet are dedicated to stars. How can you account for that phenomenon? Say what you think about it.
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TRADUCTION

Translate into French from line 33 (Look, Salim…) to line 42 (…own way.)
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Le sujet a été pris à cette adresse : http://www.letudiant.fr/boite-a-docs/document/sujet-et-corrige-bac-l-2009-anglais-lv1-2518.html. J’ai corrigé deux fautes que j’ai vues. Si vous en remarquez d’autres, merci de me le faire savoir.

Citation de la semaine_7

20 juin 2009

Dans le même thème que celle de la semaine dernière :

Ce n’est pas ce que l’on dit qui compte, mais ce qu’on entend.

Philippe Delerm


Sujet du bac de CAV TL

19 juin 2009

Voilà le sujet du baccalauréat de l’option CAV des Terminales Littéraires de France métropolitaine, session juin 2009

Pour le sujet 1, le thème était le loup.

Le scénario du sujet 2 était un extrait d’une adaptation de la nouvelle La petite gare.


Sujets du bac de Littérature TL de France métropolitaine, session juin 2009

18 juin 2009

Baccalauréat général – session 2009

Littérature – série L (2 heures, coefficient 4)

LACLOS

Question 1 – 8 points

Dans Les Liaisons dangereuses de Laclos, quel est l’intérêt de l’épisode dans lequel Valmont porte secours à une famille de pauvres gens ?

Question 2 – 12 points

En quoi le roman de Laclos, Les Liaisons dangereuses, et son adaptation cinématographique présentent-ils Madame de Merteuil comme une femme hors du commun ?

LAMPEDUSA

Question 1 – 8 points

Quel rôle joue le village de Donnafugata dans Le Guépard de Lampedusa ?

Question 2 – 12 points

Le Prince se voit comme “le dernier des Salina” : en quoi cette expression éclaire-t-elle le sens du roman ?

Demain, pas d’épreuve sauf pour ceux qui comme moi font Cinéma Audiovisuel. Autre épreuve difficile et surtout importante (coeff. 6, quand même !).


Sujets du bac de Philo TL de France, session juin 2009

18 juin 2009

Jeudi 18 juin 2009, de 8h à midi.

Sujet 1

L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?

Sujet 2

Le langage trahit-il la pensée ?

(sujet que j’ai choisi)

Sujet 3

Extrait de texte de Schopenhauer, in Le monde comme volonté et comme représentation.

Il n’y a pas de satisfaction qui d’elle-même et comme de son propre mouvement vienne à nous ; il faut qu’elle soit la satisfaction d’un désir. Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. Or avec la satisfaction cesse le désir et par conséquent la jouissance aussi. Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu’une délivrance à l’égard d’une douleur, d’un besoin ; sous ce nom, il ne faut pas entendre en effet seulement la souffrance effective, visible, mais toute espèce de désir qui, par son importunité, trouble notre repos, et même cet ennui qui tue, qui nous fait de l’existence un fardeau. Or c’est une entreprise difficile d’obtenir, de conquérir un bien quelconque ; pas d’objet qui ne soit séparé de nous par des difficultés, des travaux sans fin ; sur la route, à chaque pas, surgissent des obstacles. Et la conquête une fois faite, l’objet atteint, qu’a-t-on gagné ? Rien assurément, que de s’être délivré de quelque souffrance, de quelque désir, d’être revenu à l’état où l’on se trouvait avant l’apparition de ce désir. Le fait immédiat pour nous, c’est le besoin tout seul c’est-à-dire la douleur. Pour la satisfaction et la jouissance, nous ne pouvons les connaître qu’indirectement ; il nous faut faire appel au souvenir de la souffrance, de la privation passée, qu’elles ont chassées tout d’abord. Voilà pourquoi les biens, les avantages qui sont actuellement en notre possession, nous n’en avons pas une vraie conscience, nous ne les apprécions pas ; il nous semble qu’il n’en pouvait être autrement ; et, en effet, tout le bonheur qu’ils nous donnent, c’est d’écarter de nous certaines souffrances. Il faut les perdre pour en sentir le prix ; le manque, la privation, la douleur, voilà la chose positive, et qui sans intermédiaire s’offre à nous.

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Je vous invite à lire la suggestion de pistes de correction de mon professeur de Philosophie : http://b15.blogspot.com/


Windows 7 sans Internet Explorer

12 juin 2009

Jusqu’alors, si vous achetez un ordinateur personnel équipe de Windows, vous avez le logiciel Internet Explorer par défaut pour surfer sur Internet.

Je vous laisse à lire des extraits d’un article publié sur le site du Figaro.

(…)

L’Europe aura Windows 7 sans Internet Explorer. Microsoft a annoncé jeudi qu’il commercialisera son nouveau système d’exploitation sur le vieux continent sans son navigateur intégré. Résultat : les utilisateurs de Windows 7 « E », la version européenne, devront installer eux-mêmes un navigateur Internet de leur choix sur leur ordinateur. Une démarche visant avant tout à satisfaire Bruxelles, qui enquête actuellement pour voir si Microsoft «a agi de façon abusive» en intégrant systématiquement depuis 1996 Internet Explorer à son système d’exploitation Windows. (…) Selon la Commission, Microsoft pourrait avoir accordé à son navigateur un avantage déloyal par rapport à ses concurrents, comme Firefox ou Opera. En janvier, elle avait déjà transmis une «communication de griefs» au géant américain des logiciels, en mettant l’accent sur la nécessité d’offrir un plus grand choix aux clients.

(…)

source : lefigaro.fr (lien direct)

Sur le principe, cela se défend. Mais sans logiciel pour aller sur le Web, comment en installer un ?

De plus, puisque le logiciel est Microsoft, il me semble normal qu’il soit livré lui, et pas son concurrent, avec un produit Microsoft.

Enfin, ce n’est pas le seul logiciel installé par défaut ; ainsi, il y a également un lecteur de musique intégré ; pourquoi n’est-ce pas iTunes, produit Apple ?

Et pour conclure, je pense qu’il est préférable de vendre un ordinateur prêt à être utilisé le plus simplement par le commun des utilisateurs, donc avec des logiciels intégrés. Après, ceux qui préfèrent surfer sur Firefox ou écouter de la musique iTunes peuvent le faire en téléchargeant gratuitement les logiciels…

C’est, je crois, un faux débat, mené au seul principe de la concurrence déloyale. Quelqu’un qui s’achète pour premier ordinateur un Windows équipé de Windows 7 saura-t-il comment se procurer un explorateur Web ?


Citation de la semaine_6

11 juin 2009

Comprenez l’intention subtile que nous mettons dans les mots.
Shakespeare, Roméo et Juliette, Acte I, scène 4


Remise des prix du concours de nouvelles turgotin 2008/2009

8 juin 2009

Demain mardi 9 juin, au lycée Turgot a lieu la remise des prix du concours de nouvelles 2008/2009, dont je vous rappelle le thème : la route, et auquel j’avais participé (et où je serai par conséquent présent).

Voilà le programme : nous serons accueillis à 17h30 à la cantine avec des rafraîchissements. Peu après aura lieu la remise des trois prix avec appréciations particulières et éventuelles questions aux auteurs. Vers 18h, tous les lauréats seront pris en photo, pour éventuellement la mettre en 4ème de couverture. Si possible, j’essaierai de la récupérer et de l’ajouter à cet article. Ceci fait, les lectures d’une dizaine de nouvelles commenceront. Les lauréats et d’autres élèves en liront, qu’ils aient écrit ce texte ou non, en fonction des préférences de chacun.

Vous avez toutes ces informations en avant-première (exclusivité hubertcamus.wordpress.com !) parce que, membre du jury, je viens d’être informé du programme détaillé.

Tous les turgotins (s’il en passe par ici, ce dont je doute) sont invités.

Je vous avoue que je suis à la fois excité et un peu anxieux, parce que c’est mon premier Premier prix à un concours de nouvelles. Ca va me faire quelque chose !


Citation de la semaine_5

6 juin 2009

Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut.
Cicéron


Citation de la semaine_4

29 mai 2009

Voilà la quatrième citation de la semaine. Comme demandé, j’ai changé (presque à contre cœur) d’auteur. Rousseau m’inspire énormément, mais avec toutes les citations que j’ai de côté, je peux bien changer. Veuillez m’excuser d’être peu productif en terme d’articles ces temps-ci, mais ce risque de durer au moins jusqu’aux épreuves du baccalauréat (du 18 au 24 juin, cette année). Profitez déjà de cette magnifique citation.

Quand un enfant naît, un père naît aussi.
Frederick Buechner, Whistling in the dark


Citation de la semaine_3

19 mai 2009

Je sais et je sens que faire du bien est le plus vrai bonheur que le cœur humain puisse goûter.

Jean-Jacques Rousseau, Rêveries du promeneur solitaire


Citation de la semaine_2

14 mai 2009

Les choses les plus difficiles à confesser ne sont pas les crimes, mais les actes ridicules et honteux.

Jean-Jacques Rousseau


L’accès à Internet : un droit fondamental ?

7 mai 2009

A en croire lefigaro.fr (ou plutôt ses lecteurs), oui.

En effet, au 7 mai 2009 vers 19h15, avec 4200 votants, 72.61% des personnes pensent que oui.

Je n’ai prévu d’écrire qu’un billet, pas un article. Mais, regardons la question : “L’accès à Internet est-il un droit fondamental ?”. Un droit, certes (pour lequel on doit payer. Bref). Mais peut-on aller jusqu’à dire qu’il soit fondamental ? On va dire que je suis obstiné, mais qu’on lise le Second Discours de Rousseau (au moins la première partie), puis que l’on revienne sur la question. Ce qui est fondamental en l’homme est de se nourrir, faire ses besoins et se reproduire. Qu’est-ce qu’Internet vient faire là ? Notre époque fait que la majorité des habitants des pays développés est équipée d’Internet. Mais il y a encore 20 ans, se serait-on demandé si c’est un droit fondamental ? Et aujourd’hui encore, beaucoup ne sont pas équipés. Ceux qui n’en ont pas les moyens ne sont donc pas humains ? Ils leur manque un de nos droits fondamentaux ? Foutaises ! Ce n’est en aucun cas un droit fondamental ! Un droit, tout à fait. Mais fondamental… on croit rêver.

Le problème des personnes qui répondent à ce questionnaire est qu’elles ne comprennent pas la question : pour elles, c’est : “Hadopi a-t-il le droit de nous ôter notre connexion Internet ?”. et là, tout le monde s’excite. Mais la question n’est pas là. Ils ne comprennent pas le vrai sens de la question qui est posée, et comme c’est souvent le cas, on fait dire à nos concitoyens des choses qu’ils n’ont pas réellement dites. De plus, Hadopi ne remet pas en cause le droit d’aller sur Internet, et ne restreint que l’accès depuis notre borne wifi. Il est toujours possible de se connecter dans un café équipé en wifi, un Mc Donald, les jardins publics parisiens, chez un ami, dans un espace public numérique, etc.

Que l’on fasse attention à ce que l’on dit et évitons les amalgames, en lisant bien avant de répondre.


Citation de la semaine_1

2 mai 2009

Commençons la série des citations avec la suivante, de Hafid Aggoune, publiée dans Premières heures au paradis :

“Si les solitaires peuvent se passer de la terre entière, une ou deux personnes proches demeurent précieuses et irremplaçables.”


Invasion du sexisme dans un lycée public

18 avril 2009

De nos jours, de nombreuses images sexistes nous entourent ; personne ne l’ignore. Malheureusement, il faut entendre le sens d’image au sens large. Ainsi, on peut en trouver dans tout ce que l’on appelle « l’art » : au cinéma, dans la publicité, la photographie, la littérature, et caetera, et caetera. Mais également dans la chanson. Ainsi, William Baldé chante un refrain qui n’est autre que : « ma main sur ton petit cul, cherche le chemin ». Je vous invite à trouver le texte complet de Un rayon de soleil sur Internet. Le chemin de quoi ? De la perversion. De l’ignominie. De l’impérialisme et de la domination masculine.

Retrouvez mon court et premier manifeste féministe sur http://sisyphe.org/, dont vous venez de lire un extrait. Il est disponible au lien direct suivant : http://sisyphe.org/spip.php?article3277

J’y dénonce une réalité qui ne choque, apparemment, personne. Il semble qu’à l’aurore du XXIème siècle, le sexisme soit plus présent que jamais dans notre quotidien. Ainsi, quand on entend une chanson avec des paroles comme celle-là, personne n’en est étonné. Pour beaucoup, il ne s’agit que d’un refrain sympathique. Pour certains (je me considère de ceux-là), c’est une honte. A fortiori lorsque ces paroles sont diffusées dans un lycée, qui accueille même des collégiens.
Je vous invite à lire ce petit texte, écrit avec flamme et passion, et qui rend vraiment public pour la première fois mon intérêt pour le féminisme -pour l’égalité. Ce que j’y dénonce, vous le verrez, est absolument honteux.

J’attends impatiemment vos avis et réactions dans des commentaires, ici même ou sur Sisyphe.org.


Marie Drucker, ou l’irrespect journalistique

13 avril 2009

Est-ce à cause de son nom, ou de sa position qu’elle croit supérieure à toutes ? Marie Drucker – un nom que l’on connait – présente le journal sur France 2. Vendredi 10 avril 2009 au soir, elle a dirigé une entrevue avec Claude Hagege, qui vient de publier un nouveau livre : le Dictionnaire amoureux des langues. Cet homme, grand intellectuel français et merveilleux par ses réponses, répondait aux questions stupides et répétitives de la journaliste et y défendait la plus belle langue du monde, seconde en terme de diffusion mondiale. Alors qu’il répondait, Marie Drucker, exaspérée sans doute par l’intellectualisme de son invité, fit un signe : celui du doigt sur la tempe. Que cela signifie-t-il ? Qu’elle se tire une balle parce qu’elle s’ennuie, ou que son invité est stupide ? Cela signifie surtout que c’est une honte énorme. Croyant qu’elle n’était pas à l’image, elle se permet des signes. Dans les secondes qui suivirent elle chuchota des “putain”. Ayant sans doute été prévenue par son oreillette, elle a pourtant continué son journal, et n’a pas présenté ses excuses. C’est une honte ! C’est lamentable ! Ce n’est pas parce qu’on s’appelle Drucker qu’on peut se permettre de telles insanités. Je suis choqué par l’indifférence qui s’en est suivie. Marie Drucker, ou l’irrespect journalistique. Ou plutôt journaleux, parce que ce qu’elle fait n’est pas digne d’être qualifié de journalistique. Elle peut maintenant nous présenter, et à Monsieur Hagege ses excuses mais ce sera trop tard. Je n’accepterai que sa démission, qu’elle ne présentera pas : elle se considère au-dessus de tout cela.

l’image en question :

capture d'écran JT France 2 : Marie Drucker / Claude Hagege

capture d'écran JT France 2 : Marie Drucker / Claude Hagege


Nietzsche : la mémoire

1 avril 2009

Nietzsche, histoire et animalité : la mémoire

« Contemple le troupeau qui passe devant toi en broutant. Il ne sait pas ce qu’était hier ni ce qu’est aujourd’hui : il court de-ci de-là, mange, se repose et se remet à courir, et ainsi du matin au soir, jour pour jour, quel que soit son plaisir ou son déplaisir. Attaché au piquet de moment il n’en témoigne ni mélancolie ni ennui. L’homme s’attriste de voir pareille chose, parce qu’il se rengorge devant la bête et qu’il est pourtant jaloux du bonheur de celle-ci. Car c’est là ce qu’il veut : n’éprouver, comme la bête, ni dégoût ni souffrance, et pourtant il le veut autrement, parce qu’il ne peut pas vouloir comme la bête. Il arriva peut-être un jour à l’homme de demander à la bête : « Pourquoi ne me parles-tu pas de ton bonheur et pourquoi ne fais-tu que me regarder ? » Et la bête voulut répondre et dire : « Cela vient de ce que j’oublie chaque fois ce que j’ai l’intention de répondre. » Or, tandis qu’elle préparait cette réponse, elle l’avait déjà oubliée et elle se tut, en sorte que l’homme s’en étonna. »

Nietzsche, Seconde Considération intempestive (1874), trad. H. Albert, paragraphe 1

Ce texte me rappelle un peu Rousseau…

… et un peu quelques rapports entre hommes et bêtes : “contemple le troupeau qui passe devant toi en broutant”. Je les contemple, oui, tous ces parisiens.


Hegel : l’histoire

1 avril 2009

Ce texte, et celui à venir a été étudié aujourd’hui en Philosophie.

L’ayant trouvé énormément intéressant, j’ai décidé de le publier ici-même.

Hegel, il n’y a pas de leçons de l’histoire

« De la connaissance de l’histoire, on croit pouvoir tirer en enseignement moral et c’est souvent en vue d’un tel bénéfice que le travail historique a été entrepris. S’il est vrai que les bons exemples élèvent l’âme, en particulier celle de la jeunesse, et devraient être utilisés pour l’éducation morale des enfants, les destinées des peuples et des Etats, leurs intérêts, leurs conditions et leurs complications constituent cependant un tout autre domaine que celui de la morale. L’expérience et l’histoire nous enseignent que peuples et gouvernements n’ont jamais rien appris de l’histoire, qu’ils n’ont jamais agi suivant les maximes qu’on aurait pu en tirer. Chaque époque, chaque peuple se trouve dans des conditions si particulières, forme une situation si particulière, que c’est seulement en fonction de cette situation unique qu’il doit se décider : les grands caractères sont précisément ceux qui, chaque fois, ont trouvé la solution appropriée. Dans le tumulte des évènements du monde, une maxime générale est d’aussi peu de secours que le souvenir des situations analogues qui ont pu se produire dans le passé, car un pâle souvenir est sans force dans la tempête qui souffle sur le présent ; il n’a aucun pouvoir sur le monde libre et vivant de l’actualité. »

Hegel, La raison dans l’histoire
1830